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Nouvelles du Sommet francophone de Bucarest - le 28 09 2006

MessagePublié: Jeu Sep 28, 2006 6:14 pm
par christine
Nouvelles du Sommet francophone de Bucarest - le 28 09 2006

BUCAREST (AFP) - 28/09/2006 12h26 - Les dirigeants de 63 pays de la Francophonie, réunis jeudi a Bucarest pour un sommet de deux jours, ont prôné un renforcement de la vocation politique de cette organisation, une démarche cruciale "dans un monde en proie a des bouleversements intenses".


Pour la premiere fois, un président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, assistait a cette réunion, qui intervient deux jours apres le feu vert de Bruxelles a l'entrée dans l'UE au 1er janvier 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie, tous deux membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

"Je souhaite la bienvenue a la Roumanie et a la Bulgarie dans la famille européenne. Notre Europe s'élargit, s'enrichit et poursuit son aventure dans la paix, la liberté et la démocratie", a lancé M. Barroso devant les participants a ce Sommet, hébergé dans le gigantesque Palais du Parlement, au centre de la capitale roumaine.

Arrivé la veille a Bucarest pour une visite officielle, le président français Jacques Chirac a, quant a lui, plaidé en faveur d'une francophonie "solidaire, sereine et offensive, au service de la diversité et de la paix".

"Il n'est pas d'horizon possible pour notre monde et pour la francophonie sans la paix", a-t-il déclaré.

En déplorant la "tragédie qui vient une nouvelle fois d'ensanglanter le Liban", M. Chirac a appelé a ne "pas tolérer qu'au sein de notre famille la discorde propage des incendies".

Le chef de l'Etat français a également souhaité une "réconciliation" en Côte d'Ivoire, estimant "que "seules des élections ouvertes et fiables (...) peuvent permettre une sortie de crise".

Signe de ce "nouvel élan" de l'OIF prôné par son secrétaire général, le Sénégalais Abdou Diouf, la situation au Liban, en Côte d'Ivoire et au Darfour (Soudan) occupera une place importante dans la "déclaration de Bucarest", que les participants devraient adopter a l'issue de leurs débats, vendredi.

M. Diouf a ainsi évoqué les nouveaux "reperes de l'action politique" de la Francophonie, qui doit "avant tout répondre au besoin criant de paix, d'égalité et de liberté".

"La Francophonie doit aussi contribuer a réduire les tensions et les conflits qui nous affectent", a de son côté souligné le Premier ministre canadien Stephen Harper, en appelant l'OIF a "devenir un partenaire important dans les efforts de paix et de réconciliation&qu ot;.

Ce sommet, le premier jamais organisé dans un pays d'Europe centrale et de l'Est, se penchera sur les "technologies de la communication dans l'éducation", la place du français sur internet et la "diversité culturelle", theme cher a M. Diouf.

Le Premier ministre roumain Calin Tariceanu a ainsi annoncé le projet de son gouvernement de créer a Bucarest la premiere "université francophone" d'Europe centrale et de l'est, en souhaitant qu'elle devienne "un centre d'excellence" pour tous les pays de la région.

Absent notable de ce sommet, qui intervient quatre ans apres celui accueilli par Beyrouth, le président libanais pro-syrien Emile Lahoud, qui n'y a pas été invité, ce qui a déclenché une polémique.

Le président Basescu, qui a tenu a défendre son "choix" de ne pas inviter M. Lahoud en arguant des "suspicions" dans le rapp ort de l'ONU sur les circonstances de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, devait en revanche avoir une "rencontre bilatérale" avec le ministre libanais de la Culture, Tareq Mitri, le "représentant personnel" du chef du gouvernement Fouad Siniora.


Le sommet devra également décider des candidatures de l'Albanie, la Macédoine, la Grece et la Principauté d'Andorre, qui veulent devenir "membres de plein droit" de l'OIF, tandis que cinq autres pays, Serbie, Soudan, Ukraine, Mozambique, Thailande, ainsi que l'ordre souverain de Malte, demandent a devenir observateurs.





BUCAREST (AFP) - 28/09/2006 18h22 - Le Liban, la Côte d'Ivoire et le Darfour sont au nombre des sujets qui fâchent, objets d'âpres débats entre les plus de 60 pays présents au XIe sommet de la Francophonie à Bucarest jeudi et vendredi, selon un projet de déclaration finale dont l'AFP a obtenu une copie.

La Francophonie devrait réaffirmer "son ferme attachement à la souveraineté, à l'indépendance politique et à l'intégrité territoriale du Liban", selon ce texte qui appelle à "l'instauration d'une paix globale juste et durable au Moyen-Orient".
"Ce texte reste entre crochets. La question du Liban sera abordée demain (vendredi) lors du débat à huis clos sur la situation politique internationale.

C'est de cette discussion que sortira le texte définitif", a expliqué à l'AFP Hugo Sada, porte-parol e de l'Organisation internationale de la Francophonie.
Le Liban, qui sort difficilement d'un conflit armé entre le Hezbollah chiite et l'armée israélienne qui accuse la Syrie de soutenir le Hezbollah, est au coeur d'une vive polémique entre les présidents français Jacques Chirac et roumain Traian Basescu d'un côté et leur homologue libanais pro-syrien Emile Lahoud.

Furieux de ne pas avoir été invité, M. Lahoud a accusé M. Chirac d'avoir fait pression sur M. Basescu pour qu'il invite au sommet le Premier ministre pro-occidental libanais Fouad Siniora.

Le président roumain, jusqu'alors discret sur le sujet, a fini par justifier "son choix personnel". Il a affirmé mercredi, aux côtés de M. Chirac, que la mise à l'écart de M. Lahoud se justifiait "en raison des suspicions après le rapport sur la mort de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri".

Un rapport de l'Onu a mis en cause de s dirigeants syriens et libanais dans l'assassinat de M. Hariri, ami personnel de Jacques Chirac.

Autre sujet qui tient à coeur à la France, ancienne puissance coloniale: la Côte d'Ivoire, coupée en deux de facto depuis un coup d'Etat manqué en 2002 contre le président Laurent Gbagbo par une rébellion qui contrôle la moitié nord du pays. M. Gbagbo est l'un des grands absents du sommet, son pays étant représenté par le Premier ministre de transition Charles Konan Banny.

Selon le projet de déclaration, Paris a fait une "proposition alternative" plus musclée que la version retenue par le comité de préparation qui regroupe les 49 Etats membres de plein droits de l'OIF.

La version française évacue le terme de "progrès" enregistrés depuis la nomination de M. Banny en décembre 2005. Elle regrette les "nombreux blocages et l'absence manifeste de volonté politique des acteurs ivoiriens d 'y remédier".

Le président sénégalais Abdoulaye Wade, présent à Bucarest, a appelé les parties à "des concessions mutuelles" notamment pour permettre la tenue d'élections maintes fois reportées, dans un entretien accordé à la radio RFI.
Quant à la crise au Darfour, "la France et le Canada souhaitent qu'elle soit traitée dans un paragraphe distinct" de celui du Tchad, dont le président Idriss Déby n'est pas venu à Bucarest, et où vivent 250.000 réfugiés du Darfour.
Le Vietnam, en désaccord complet, veut un paragraphe commun.

L'Egypte, qui joue un rôle de médiateur entre le Soudan et l'Onu alors que Kharthoum refuse le déploiement d'une force de l'Onu au Darfour, émet elle "une réserve sur l'ensemble du texte" proposé, selon ce projet de résolution.
Le président Hosni Moubarak est également l'un des grands absents du sommet. La candidature du Soudan a été rej etée par l'OIF.

La déclaration finale du sommet de Bucarest est attendue vendredi à la mi-journée. L'OIF compte depuis jeudi 68 Etats membres de pleins droits, associés ou observateurs.

Les discours prononcés a la séance d'ouverture du SOMMET

MessagePublié: Jeu Oct 12, 2006 7:33 am
par christine
Les discours prononcés à la séance d’ouverture du XIe Sommet

Moment solennel et médiatique, la cérémonie d’ouverture du XIe Sommet de la Francophonie a vu se succéder à la tribune 8 représentants des Etats et des gouvernements membres - choisis en fonction des équilibres géographiques - et 3 représentants d’organisations internationales et régionales.

1. Etats et gouvernements membres
S.E.M. Calin-Popescu Tariceanu, Premier-Ministre, Roumanie (pays hôte du XIe Sommet)
S.E.M. Blaise Compaoré, Président de la République, Burkina Faso (Président en exercice du Sommet)
S.E.M. Jacques Chirac, Président de la République, France (Europe)
S.E.M. Soubanh Sritthirath, Ministre près de la Présidence de la République, Laos (Asie)
S.E.M. James Alix Michel, Président de la République, Seychelles (océan Indien)
S.E.M. Mohammed Benaïssa, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Maroc (monde arabe)
S.E.M. Jacques Edouard Alexis, Premier Ministre, Haïti (Caraïbes)
Le très Honorable Stephen Harper, Premier Ministre, Canada (Amériques)

2. Organisation à vocation universelle

S.E.M. Koichiro Maatsura, Directeur général de l’UNESCO

3. Organisation continentale
S.E.M. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne

4. Organisation internationale de la Francophonie

S.E.M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie

Accords signes par la France a Bucarest

MessagePublié: Mer Nov 08, 2006 6:03 pm
par christine
Accords signes par la France a Bucarest

http://www.ambafrance-ro.org/article.php3?id_article=1843

La France a signé deux accords sur la création à Paris d’une Maison de la Francophonie à Paris et l’enseignement du français dans les lycées roumains, jeudi, le 28 septembre, en marge du Sommet de la Francophonie.

Le Ministre français des Affaires étrangères, M. Philippe DOUSTE-BLAZY et le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, M. Abdou DIOUF ont signé un accord qui prévoit la création à Paris de la Maison de la Francophonie, en 2008, qui regroupera toutes les institutions de la Francophonie. Cet accord a été signé en présence du Président français Jacques CHIRAC.

La France finance déjà 80% du budget des institutions de cette organisation, soit 136 millions d’euros par an.



Le Président de la République Française, M. Jacques CHIRAC, a également assisté, aux côtés de son homologue roumain, M. Traian BASESCU, à la signature par les Ministres des Affaires étrangères français, M. Philippe DOUSTE-BLAZY et roumain, M. Razvan UNGUREANU, d’un accord qui permettra de doubler, de 15 à 30, le nombre de lycées roumains proposant un enseignement bilingue franco-roumain et conduisant au baccalauréat avec mention bilingue.